Un appareil photo,
à défaut d’une guitare
Je ne suis pas né avec une guitare dans les mains, ni avec une voix qui fait taire une salle entière. À vrai dire, si je monte sur scène avec un instrument, il y a de fortes chances que quelqu’un appelle les secours. Alors j’ai choisi un appareil photo. C’est moins dangereux pour les oreilles, et ça me permet quand même de vivre la musique à fond.
Depuis trois ans, je photographie les concerts, les artistes, les musiciens, les chanteurs, les gens qui montent sur scène et qui donnent tout, parfois jusqu’à ne plus savoir où ils habitent quand ils redescendent.
La musique
comme refuge
Mais la vérité, c’est que je ne photographie pas juste des concerts.
Je photographie parce que la musique m’a sauvé le derrière.
Petit, l’école n’était pas vraiment un endroit tranquille pour moi. Il y avait le harcèlement, les problèmes, la violence, cette sensation de toujours devoir encaisser sans trop savoir comment répondre. Alors je me suis réfugié dans la musique. Casque sur les oreilles, monde extérieur coupé. Une bulle. Mon bunker. Le seul endroit où je me sentais en sécurité.
La musique m’a permis de fuir, oui. Mais elle m’a aussi appris à affronter. À ressentir des choses que j’essayais d’enterrer. À comprendre que même quand tout devient bordélique, il reste toujours une chanson, une mélodie, une batterie ou une voix capable de remettre un peu de lumière là où tout paraît noir.
À ma place
dans la fosse
Et aujourd’hui, je suis de l’autre côté.
Pas sur scène. Dans la fosse. Là où ça pousse, où ça transpire, où les vigiles vous regardent comme si vous aviez personnellement inventé le chaos. Là où vous devez éviter les pieds de micro, les câbles, les gens surexcités et votre propre stress qui vous répète : « ce serait bien de ne pas tomber devant tout le monde. »
C’est là que je me sens à ma place.
Parce qu’un concert, ce n’est pas juste des morceaux joués dans le bon ordre. C’est une claque. C’est un artiste qui se met à nu devant des inconnus. C’est une salle qui explose. C’est un regard perdu dans les lumières, une main qui tremble, une grimace incroyable, des cheveux collés au front, une larme qui arrive sans prévenir, un public qui hurle comme si sa vie en dépendait.
C’est ça que je veux capturer.
Des images
qui cognent
Je ne veux pas faire des photos « jolies ». Je veux faire des photos qui cognent. Des images qui sentent la sueur, la fumée, les décibels et l’adrénaline. Des images où l’on entend presque le son. Des photos qui donnent envie de dire : « j’y étais. » Ou mieux : « j’aurais dû y être. »
Je veux vous montrer tels que vous êtes quand vous oubliez l’objectif. Quand vous êtes en transe. Quand vous donnez tout. Quand vous êtes beaux, moches, puissants, fatigués, habités. Parce que c’est là que vous êtes vrais. Et c’est là que votre public vous aime.
Raconter
votre scène
Je travaille sans relâche sur mes images, ma technique, ma communication et ma façon de raconter votre univers. Pas pour cocher des cases ou faire semblant d’être un « photographe premium ultra corporate avec une vision 360° ». Rien que l’écrire me donne envie de vous présenter mes excuses.
Je le fais parce que je veux travailler avec vous. Construire quelque chose de fort. Comprendre votre projet, votre son, votre énergie, votre folie. Je veux être au plus près de ce que vous vivez pour vous rendre, en images, une partie de tout ce que la musique m’a donné depuis que je suis gosse.
Alors si vous cherchez quelqu’un qui ne vient pas juste prendre des photos avant de disparaître avec sa carte SD et son ego, vous êtes au bon endroit.
Moi, je veux raconter votre sueur. Votre beauté. Votre rage. Votre scène.
Et si mes images vous font ressentir quelque chose, même une seconde, alors j’aurai fait mon boulot.